Crédit visuel lalu Création

 

Triptyque Beckett
Création
La Dernière Bande
Berceuse
Pas Moi

Trois textes de
Samuel Beckett



Mise en scène Moni Grégo
Travail théâtral : Moni Grégo
Assistée de Yves Ferry, Jean-Marie Pérez
Avec Madeleine Attal, Yves Ferry, Moni Grégo

Billets réduits sur Billet réduc et Billetnet

Trois textes, trois voix qui interrogent l’espace-temps de la parole.
Dans La dernière bande, texte le plus connu, un homme, Krapp, écoute sa propre voix égrener ses souvenirs.

Dans Berceuse, une femme parle, bercée dans un rocking-chair.
Pas moi est une longue litanie d’une parole de femme réduite à une bouche.
Dans ces textes l’écriture de Beckett si musicale et juste nous chante un univers féminin très présent, changeant presque météorologique.

Presse :
Au Théâtre du Colibri Pas moi, texte magnifique et poignant servi avec justesse par Moni Grégo dans une mise en scène sobre et dépouillée de Yves Ferry qui lui convient parfaitement. Un verbe impérieux dans une ronde de mots (….) L’Olivié

Critiques spectateurs sur Bilet réduc

-Quelle intimité!
Ce n'est pas toujours agréable de pénétrer l'intimité d'individus que l'on voudrait éloigner de nous car ils nous effrayent quelque peu et pourraient tellement nous ressembler un jour... Mais le voyage me paraît utile et intéréssant. De plus les acteurs étaient vraiment fascinants...
écrit le 13/03/2008

-un tres bon spectacle! -
surtout la premiere partie- impressionante, tres bien joue, mis-en-scene tres innovante, un Beckett comme il faut!
écrit le 12/03/2008

-Bravo !
A la fois une très belle performance de la part des acteurs...chapeau ! mais aussi des thèmes abordés qui sont particulièrement touchants !
écrit le 11/03/2008

-émouvant -
un moment surprenant et émouvant à la fois
écrit le 06/03/2008

-encore.... -
spectacle très émouvant, de belles interprétations pour toucher notre humanité à fleur de peau
écrit le 03/03/2008

PAS MOI
"Pas moi", est une longue litanie d'une parole de femme réduite à une bouche, cette bouche, elle même n'étant plus que le lieu de passage d'une voix qui ne peut s'exprimer qu'à la 3° personne du féminin. Plus de «je» plus de «moi», plus qu'ELLE !
Cette bouche on la surprend déjà en action, source du verbe, elle parlait parle et parlera. Ici, le corps de l'actrice devient l'orant du texte, l'origine, l'espace électrique troué, harcelé, exténué, chargé… l'instrument, la seule issue, l'embouchure d'un flot, d'un fleuve, dont le lit serait dévasté par les flux de mots. Une femme dit, à la troisième personne ce qu'à écrit l'auteur pour «ELLE», puisque le temps et l'espace pour «MOI» ne sont toujours pas de ce monde.
Une des œuvres les plus grandioses de Samuel Beckett, spirale autour de l'innommable du "parler féminin", un vertige.
Dans nos temps de turbulences où tout est à revisiter des relations humaines, des rapports aux corps, aux lois, au langage, on peut à notre tour s'interroger :"Que serait cette 3° personne du féminin, dont on perçoit l'émergence ? "
Interprète : Moni Grégo.

LA DERNIÈRE BANDE

Un homme qui enregistre ses impressions à des moments importants de sa vie, nous fait assister à ce rituel d'étrange écoute de sa voix dans le passé. Conscience de l'instant, de la perte ou des retours de mémoire, magie mortelle des "plis" ensorcelés du temps... Et la flagrante beauté du texte de Beckett : "J'ai dit encore que ça me semblait sans espoir et pas la peine de continuer et elle a fait oui sans ouvrir les yeux.
Je lui ai demandé de me regarder et après quelques instants - après quelques instants elle l'a fait, mais les yeux comme des fentes à cause du soleil. Je me suis penché sur elle pour qu'ils soient dans l'ombre et ils se sont ouverts. M'ont laissé entrer. Nous dérivions parmi les roseaux et la barque s'est coincée. Comme ils se pliaient, avec un soupir, devant la proue! Je me suis coulé sur elle, mon visage dans ses seins et ma main sur elle. Nous restions là, couchés, sans remuer. Mais, sous nous, tout remuait, et nous remuait, doucement, de haut en bas, et d'un côté à l'autre. Passé minuit. Jamais entendu pareil silence. La terre pourrait être inhabitée."
Interprète : Yves Ferry.

BERCEUSE

Une femme parle, bercée dans un rocking-chair. Dans quel espace-temps se situe ce corps en mouvement, d'où vient sa voix ? Récit de désir, d'appel à cet "autre"… que le théâtre grandit. L'écriture de Beckett si musicale et juste nous chante un univers féminin très présent, changeant, presque météorologique, extrêmement impressionnant qui dit la grâce de l'instabilité de toute présence humaine représentée.
Interprète : Madeleine Attal.

LA COMPAGNIE
Madeleine Comparot, Yves Ferry, Claude Gaignaire, Moni Grégo
Fondée à Sète.

Nous avons toujours mené de front CRÉATION, TRANSMISSION et FORMATION, inventant à chaque fois des formes de contact pour rencontrer le public par des actions qui nous ont permis d 'EXPLORER, de RÉACTUALISER nos liens. Ces moments privilégiés ont été nos espaces et nos lieux de RECHERCHE, dans un temps et un pays où ils n'existent plus, alors qu'ils sont absolument nécessaires à la pratique de tout art, et fondateurs de ce qui circule au sein d'un groupe de travail de création, comme entre ce groupe et son public, toujours en mouvement avec les époques. Chaque action, menée avec les publics les plus divers, a pu éclairer pour nous le long chemin du théâtre, toujours à accomplir.
Nous aimons retravailler sur de grands textes qui éclairent notre époque même s'ils ont semblé obscurs ou déconstruits aux contemporains de leur création. Un auteur vivant parle toujours une langue étrangère. Il faut beaucoup d'efforts, de labeur, de génie pour la rendre limpide, car les grands textes finissent toujours par devenir limpides dans leur langue, même si la charge de leur complexité résiste au temps et donne du grain à moudre aux générations suivantes.
Nous l'avons vécu par exemple avec “La nuit juste avant les forêts“ de Koltès ou “Yes, peut-être“ de Marguerite Duras, ou des textes de Gertrude Stein, Samuel Beckett… montés à plusieurs reprises et à plusieurs années de distance. Le langage s'articule de mieux en mieux, révèle ses sens multiples et l'étonnement le plus grand est certainement de voir combien le texte change avec l'époque, combien elle le fait vivre autrement, combien la percussion de certains moments, de certains mots va s'orchestrer à la convenance de la rencontre avec l'équipe de théâtre, le public et les aléas de l'actualité des temps.

Madeleine Comparot


Production Cie Théâtrale de la Mer
Représentations :
DU 1er AU 23 MARS 2008
20 h 45 les mardis, vendredis, samedis
19 h les mercredis et jeudis
17 h les dimanches.
Relâches les lundis
Durée 1 h 30
 
Tarifs :
12€ - 8 € - 5€
 
Réservations :
Tél : 04 67 16 28 82
e - mail : theatreaupresent@free.fr
Site internet : rubrique réservations
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